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Le sens du diabète

(Extrait du livre LE SENS DES MAUX, Tome 1)

Dans son « Journal d’un curé de campagne », Bernanos parle d’ « une main enflée par le diabète, mais qui serre tout de suite sans tâtonner, dure, impérieuse ». Les écrivains, comme souvent, auraient-ils eu l’intuition du sens profond de la « mal a dit » qui touchent celles et ceux qui résistent dur comme fer ?


L’antigel

L’hyperglycémie est une solution de survie utilisée par plusieurs animaux pour résister au grand froid de l’hiver, notamment les grenouilles du grand nord. Les écureuils par exemple font un bon petit diabète saisonnier, l’augmentation du taux de sucre ayant pour effet de diminuer le risque de gel dans le sang : le diabète = un bon antigel. Nous ne vous conseillerons pas de l’utiliser dans votre voiture, car cela risque de l’endommager. Mais certains d’entre nous l’utilisent dans leur corps : contre quel « froid » veulent-ils se prémunir ? Ont-ils parmi leurs ancêtres des soldats qui avaient du mal à résister au froid hivernal dans les tranchées ?


La maladie

Il existe plusieurs formes de diabète. Nous allons nous focaliser sur sa forme sucrée, l’hyperglycémie, qui se caractérise par la présence excessive de sucre dans les urines et dans le sang, due à l’insuffisance ou au ralentissement de la sécrétion d’insuline par le pancréas. Cette maladie touche 4 % de la population des pays industrialisés. Elle est favorisée par le terrain familial, l’hérédité. Il y en a de deux types, le diabète non insulinodépendant ou diabète gras (85 % des cas) et le diabète insulinodépendant ou diabète juvénile qui est la forme la plus grave, nécessitant l’injection quotidienne d’insuline. Dans ce cas, on assiste à une destruction auto-immune des cellules du pancréas sécrétant l’insuline.

L’hypoglycémie est exactement l’inverse : diminution importante et anormale du taux de glucose dans le sang. Elle peut être la conséquence d’un traitement excessif du diabète, le malade étant pris dans une sorte de yoyo, alternant phases d’hyperglycémie et d’hypoglycémie. Des complications sont possibles pour les deux maladies, certaines étant redoutables, ce qui nécessite une vigilance importante du malade.

Chez le sujet non diabétique, la glycémie est stable quelles que soient les situations physiologiques rencontrées (repas, digestion, jeûne…), pourtant le glucose inonde l’organisme lors des repas, il est alors stocké principalement dans le foie, puis durant le jeûne, il est libéré dans le sang au départ des réserves hépatiques. Si la glycémie reste stable, c’est grâce à l’intervention de l’insuline et du glucagon, deux hormones du pancréas à action antagoniste et complémentaire qui règlent le taux de sucre dans le sang. S’il y a dysfonctionnement au niveau des cellules qui sécrètent l’insuline, cela donne le diabète sucré ; s’il y a dysfonctionnement au niveau des cellules qui sécrètent le glucagon, cela donne l’hypoglycémie.


L’étymologie

Le mot diabète vient du grec « diabêtês » = qui traverse. C’est sans doute à cause de son symptôme le plus apparent, l’émission surabondante d’urine, que cette maladie a reçu cette appellation. Issue du latin, la formule « diabetes mellitus » était donnée par les anciens, en référence à la douceur sucrée du miel. Le diabétique veut de la douceur, celle qui lui a manqué pendant son enfance. Pour se préparer à une longue traversée. Parce qu’il n’a pas été reconnu par ses parents ? D’où il ne se reconnaît pas lui-même puisqu’il attaque ses propres cellules du pancréas.

Le préfixe grec « di-» veut dire deux. En hébreux, « beth », c’est la maison. Le diminutif français « dia », pour diapositive, désigne quant à lui la technique, un peu désuète depuis l’avènement du « power point », de présentation d’une conférence à l’aide de la lumière projetée au travers d’images sombres. Si on essaie de combiner les trois, qu’est-ce que cela donne ? La maison est coupée en deux, il y a donc séparation dans la famille : je suis exclu(e) affectivement, séparé(e) de la douceur du foyer, la « maison » étant devenue une petite boîte noire où la lumière ne rentre plus.

Enfin, on s’intéressera à l’expression française « à hue et à dia », en référence aux cris que poussaient les charretiers pour faire aller leurs chevaux : à dia = à gauche. Qui va toujours à dia est sans cesse dans le côté du danger, tout est danger, il n’y a pas de place pour l’affectif.


L’écoute du verbe

Diabète = dis / à / bête = le diabète nous demande de parler à la bête, de communiquer avec elle, de ne pas être bête au point de l’ignorer, de dire à la bête qui est en nous, venue de notre famille bien sûr, tout vient du clan familial, de voir avec elle ce qu’elle n’a pas su créer chez nos ancêtres et ce qu’elle veut détruire en nous, d’écouter ce qu’elle a à nous dire, d’accepter sa présence au lieu de vouloir lui résister.


Le sens biologique

A quoi sert le sucre dans le sang ? A nourrir les muscles qui doivent faire des efforts particuliers, surtout ceux au cours desquels la longueur du muscle doit rester constante : s’opposer en repoussant l’autre, se cabrer en résistant, le bras de fer… A ce moment, il y a consommation massive de glucose et chute de l’insuline.

Les foyers cérébraux de commande du glucagon et de l’insuline étant situés dans les lobes frontaux, Robert Guinée précise que le conflit à l’origine du diabète est la peur où le sujet affronte le danger qui vient sur lui, qui est sur lui, en résistant pour se défendre, mais de manière inefficace. Le sens de la maladie en phase de conflit actif est de permettre la réalisation d’efforts musculaires de type résistance. Le diabétique est rarement à cours d’arguments, doué pour la contestation et il monte vite au créneau. C’est pour cette raison que le basculage en guérison est difficile car le malade résiste à tout, y compris à la guérison. Et puis, une touche de paranoïa risque de verrouiller le conflit, le danger n’est pas seulement devant, il est aussi derrière, caché, on ne sait jamais, mieux vaut ne pas lâcher ce programme...

Dans le cas d’hypoglycémie au contraire, le conflit de peur du danger qui vient sur soi, qui est sur soi, est ressenti avec dégoût, répulsion, répugnance. Le sens de la maladie est alors d’éviter l’affrontement en perdant connaissance, voire en se sidérant (faire le mort pour ne pas être mort). Mais les deux conflits interagissent l’un sur l’autre et on peut dire en résumé, comme l’enseigne Claude Sabbah, que le diabète est un ressenti de très forte résistance dans un climat de répugnance (il faut résister à quelque chose qui me répugne, à l’autorité qui fait des choses répugnantes), tandis que l’hypoglycémie est un ressenti de répugnance extrême dans un climat de résistance (c’est tellement répugnant qu’il faut résister).


Diabète/hypoglycémie = résistance/répugnance


Pour illustrer cette alternative  conflictuelle, Alain Scohy donne l’exemple type d’une situation « diabétique ». C’est l’histoire d’une femme menacée par un violeur dans un parking souterrain. Deux solutions s’offrent à elle. Soit elle essaie de lui résister, pour cela elle doit être plus performante sur le plan musculaire, d’où la nécessité d’augmentation du taux de sucre dans le sang. Soit elle se laisse envahir par la répugnance de la situation, l’hypoglycémie qui suivra la fera s’écrouler sur le sol dans un coma flasque, elle se couvrira de transpiration visqueuse et froide, ce qui aura pour effet de décourager son violeur. Sitôt la nécessité de se défendre ou de décourager l’adversaire disparue, il y aura retour à la normale. Mais le cerveau gardera en mémoire toutes les circonstances de l’aventure et pourra déclencher une nouvelle crise même si le danger n’existe pas, par exemple simplement en allant dans un parking souterrain.

Pour le diabète, dans nos régions, les mémoires familiales les plus importantes sont souvent liées aux deux grandes guerres du vingtième siècle au cours desquelles la résistance a été une grande solution de survie collective. En 14-18, la résistance héroïque des soldats dans les tranchées de l’Yser par exemple. En 40-45, les résistants, ceux qu’on a appelé « l’armée de l’ombre », dont l’action sous l’occupation allemande a joué un grand rôle dans la victoire finale. Nous avons tous dans nos gènes le souvenir de ces grandes époques de survie collective où la résistance a joué un rôle positif. C’est pourquoi on trouve aujourd’hui, alors que nous connaissons la paix depuis 65 ans, des gens qui résistent encore. Hého, la guerre est finie, vous avez entendu : LA GUERRE EST FINIE.

Au cours de l’enfance, on partira à la trace des conflits programmants et/ou déclenchants liés à la relation à la mère, particulièrement dans les cas de diabète insulinodépendant. En effet, les mots « insuline » et « île » on la même racine. De plus, la partie du pancréas touchée par le diabète s’appelle les îlots de Langerhans. En biologie, l’île, la première île vitale, c’est le placenta qui flotte dans le liquide amniotique et dont est dépendant le petit qui est dans le ventre de sa mère. Quelle est la dépendance néfaste qui me relie toujours à ma mère ? La guérison passera peut-être par la solution à cette question.


La guérison

Contrairement aux idées reçues, il est possible biologiquement de guérir du diabète à tout âge et de réactiver le fonctionnement de la partie du pancréas liée à la sécrétion d’insuline, même si elle est à l’arrêt depuis de nombreuses années. Le fait d’avoir pris des traitements chimiques et hormonaux pendant des années ne facilitera cependant pas les choses car cela aura provoqué une aggravation des anomalies sanguines de départ et une dépendance du patient au traitement. Paradoxalement, en complément au travail de décodage, la première étape vers la guérison sera de ne surtout pas se priver de sucres, d’augmenter la consommation pour améliorer la réaction naturelle de l’organisme et de prendre de la vitamine C en grandes quantités, avant de diminuer progressivement les doses de médicaments, en accord avec le médecin.

Mais la guérison du diabète ne s’improvise pas et parfois, quand le diabète est ancien, fortement insulinodépendant et le patient âgé, le thérapeute fera bien de s’abstenir d’essayer d’obtenir le basculage à tout prix, car il y a un risque, particulièrement au moment de la crise épileptoïde qui se situe au mitan de la phase de réparation. De violentes crises d’hyper puis d’hypoglycémie peuvent s’enchaîner en pleine nuit. D’abord ne pas nuire, avant de penser à guérir. Maintenant, dans les autres cas, la guérison est possible et moins risquée, particulièrement quand la personne est jeune. Cela vaut la peine de tâtonner un peu avant de se cabrer définitivement, non ?


Article tiré de la revue

Néo Santé